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Le Planning Familial montre le poing

  • 1 oct. 2016
  • 2 min de lecture

Alors que l'interruption volontaire de grossesse semble de plus en plus contestée, le Planning Familial lance la campagne "Ceci n'est pas un cintre" à l'occasion de la journée mondiale du droit à l'avortement, le 28 septembre. Son objectif ? Défendre cette liberté et dénoncer les risques liés aux IVG clandestines.


Fond rouge sang, poing tendu et cintre en fer. Le visuel de la campagne "Ceci n'est pas un cintre", lancée par le Planning Familial, n'est pas sans rappeler les affiches communistes du siècle dernier. Et pour cause, c'est bien d'une lutte dont il est question : celle de la défense du droit à l'avortement. Alarmée par la résurgence de groupes anti-IVG tels que Les Survivants (voir encadré), l’association prône la liberté des femmes à disposer de leur corps et à faire des choix autonomes. En ligne de mire ? Les pays où l'IVG est encore illégale, mais pas que. En France, le droit d'avorter est acquis depuis la loi Veil de 1975. Pourtant, le Planning Familial dénonce une tendance à la culpabilisation des femmes qui ont recours à cette pratique : "L’avortement n’est toujours pas «légitime» et on demande encore aux femmes de se justifier. Trop de personnes parlent de l’avortement comme d’un «échec», de ces femmes qui ne sont pas capables» d’utiliser correctement la contraception et qui «tombent enceintes» par «accident»." La campagne vise donc à combattre cette stigmatisation.

Le cintre, un symbole fort


Si le choix du cintre peut laisser perplexe, il ne doit pourtant rien au hasard. Dans les pays où l'avortement est illégal, les femmes sont parfois contraintes de pratiquer l'intervention elles-mêmes,à l'aide d'objets perçants tels que des cintres ou des aiguilles à tricoter. Ces avortements clandestins représenteraient 49% des avortements dans le monde selon l'Organisation Mondiale de la Santé. Très risqués, ils entraînent de nombreuses complications , pouvant aller jusqu'au décès. Dans sa campagne, le Planning Familial signale que 47000 femmes meurent chaque année des suites d'une IVG non médicalisée. Il incite alors à agir pour que toutes aient accès à ce droit.


Le soutien des réseaux sociaux

Pour toucher plus de monde, le Planning Familial a misé sur les réseaux sociaux. Très vite, le mot dièse

#CeciNestPasUnCintre s'est répandu sur la toile. Il est souvent accompagné de témoignages ou de photographies de femmes tenant un cintre. Sur YouTube, des réalisateurs, des illustrateurs ou encore des blogueurs défendent le droit à l'avortement sur le compte officiel de la campagne. Facebook a vu émerger de nombreux appels à manifester le 28 septembre, poings levés et cintres brandis.

Amer coïncidence, le lancement de «Ceci n'est pas un cintre » a concordé avec le projet de loi polonais visant à interdire l'IVG. Une actualité qui vient confirmer, si besoin en était, la légitimité d'une telle campagne.

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